BOA CONSTRICTOR SSP.
(Boas pictures
credits : Hermann & Erika Stöckl, many thanks)
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Ordre
: squamates (squamata)
Sous-ordre
: ophidiens (serpentes)
Super-famille
: boïdés (boïdea)
Famille
: boïdés (boïdae)
Genre
: Boa
Espèce
: Boa constrictor
Nom
vernaculaire : Boa
constrictor / Boa constricteur
Boa Constrictor (anglais/français)
Abgott Schlange (allemand)
Boa de Cola Roja – Jiboia – Mantona amarilla – Mantona –
Boa terrestre
Boa constrictor
constrictor -
LINNAEUS
1758
Boa
constrictor -
LINNAEUS
1758
Constrictor
formosissimus - LAURENTI
1768
Constrictor rex
serpentum -
LAURENTI
1768
Constrictor
auspex -
LAURENTI
1768
Constrictor
diviniloquus - LAURENTI
1768
Boa
constrictrix - SCHNEIDER 1801
Boa
constrictor -
BOULENGER
1893
Boa
constrictor -
DUMERIL & BIBRON
1844
Boa
diviniloqua -
DUMERIL & BIBRON
1844
Boa
constrictor -
BOULENGER
1893
Boa
diviniloqua -
BOULENGER
1893
Boa constrictor
constrictor -
FORCART
1951
Boa constrictor
constrictor -
STIMSON
1969
Boa
constrictor -
SCHWARTZ &
HENDERSON 1991
Boa
constrictor -
LINER 1994
Boa
constrictor -
STARACE 1998
Boa
constrictor -
MCDIARMID, CAMPBELL
& TOURE 1999
Boa constrictor
amarali -
STULL 1932
Constrictor
constrictor amarali - STULL 1932
Boa constrictor
amarili -
FORCART
1951
Boa constrictor
imperator -
DAUDIN 1803
Boa imperator
- DAUDIN 1803
Boa eques
- EYDOUX & SOULEYET
1842
Boa imperator
- DUMERIL & BIBRON
1844
Boa eques
- DUMERIL & BIBRON
1844
Boa diviniloquax var.
mexicana -
JAN
1863
Boa constrictor var.
isthmica -
GARMAN 1883
Boa imperator
- BOULENGER
1893
Boa mexicana
- BOULENGER 1893
Constrictor
constrictor imperator - IHERING 1911
Constrictor
constrictor sigma - SMITH 1943
Boa constrictor
imperator -
FORCART
1951
Boa constrictor
imperator -
STIMSON
1969
Boa constrictor
nebulosa -
LAZELL
1964
Constrictor
constrictor nebulosus - LAZELL 1964
Boa constrictor
occidentalis - PHILIPPI 1873
Boa
occidentalis - PHILIPPI 1873
Boa
occidentalis - BOULENGER 1893
Constrictor
constrictor occidentalis - IHERING 1911
Constrictor
occidentalis - SERIE 1921
Boa constrictor
occidentalis - FORCART 1951
Boa constrictor
occidentalis - CEI 1993
Boa constrictor
orophias -
LINNAEUS
1758
Boa Orophias
- LINNAEUS 1758
Boa
diviniloqua -
TYLER 1850
Boa
diviniloqua -
COPE
1893
Boa
diviniloqua -
BOULENGER
1893
Constrictor
constrictor orophias - AMARAL 1929
Boa constrictor
orophias -
STIMSON
1969
Boa constrictor
ortonii -
COPE 1878
Boa ortonii
- COPE 1878
Constrictor
constrictor ortonii - SCHMIDT & WALKER
1943
Boa constrictor
ortonii -
STIMSON
1969
Boa constrictor
sabogae -
BARBOUR
1906
Epicrates
sabogae -
BARBOUR
1906
Constrictor
constrictor sabogae - BARBOUR & LOVERIDGE
1929
Boa constrictor
sabogae -
FORCART
1951
Sous-espèces
:
Boa constrictor
constrictor -
LINNAEUS
1758
Boa constrictor
imperator -
DAUDIN 1803
Boa constrictor
longicauda -
PRICE & RUSSO
1991
Boa constrictor
amarali -
STULL
1932
Boa constrictor
occidentalis - PHILIPPI 1873
Boa constrictor
orophias -
LINNAEUS
1758
Boa constrictor
ortonii -
COPE 1877
Boa constrictor
sabogae -
BARBOUR 1906
Boa constrictor
mexicana -
JAN 1863
*
Boa constrictor
nebulosa -
LAZELL 1964 *
Boa constrictor
melanogaster - LANGHAMMER 1983
*
Boa constrictor
sigma -
SMITH 1943
*
*
sous-espèces soumises à controverse et par conséquent non
reconnues par la majorité des scientifiques.
Statut légal
:
Le Boa constrictor est protégé par la convention de
Washington et y figure en annexe 2. Les spécimens
importés doivent donc avoir un numéro de CITES.
Seule la sous-espèce Boa constrictor occidentalis figure
en annexe 1 de la convention de Washington. Elle est
particulièrement protégée car gravement menacée
d’extinction en raison de la destruction de son habitat
naturel.
Le Boa constrictor constrictor faisant partie de la faune
guyanaise, il est localement protégé.
Description –
anatomie générale :
Le Boa constrictor est un vigoureux serpent pouvant
atteindre 3m et plus pour certaines sous-espèces et
localités. Adulte, le poids varie d’un individu à
l’autre, mais il peut atteindre une quarantaine de kilos.
Plus fréquemment, on observe des spécimens d’une
vingtaine de kilos.
Le record de taille appartiendrait à un Boa constrictor
constrictor de trinidad qui mesurait plus de 5.5 mètres
(information qui aurait été démentie par la suite). Plus
fréquemment, on admet que ce record est détenu par un
B.c.c de 4.60m (De Vosjoli 1990).
Les records de taille par sous-espèce et localité sont
d’ailleurs souvent remis en question car les observations
officielles sont anciennes. Quelques données toutefois :
- Boa constrictor
occidentalis : 3.70m
(Bertone,
2003)
- Boa constrictor
orophias : 2.30m
(Lazell,
1964)
- B.c.i. Caulker
Cay : 1.50m
(Russo,
2004)
- B.c.i.
Tarahumara : 0.90m
(Russo
2004)
La tête
Elle est relativement petite par rapport au reste du
corps, et triangulaire. L’avant de la gueule est
relativement carré mais s’arrondit à mesure que le
serpent grandit et que la tête s’élargit.
Typiquement, on observe 20 écailles entre les yeux, 14 à
20 autour des yeux (pré-oculaires, supra-oculaires et
post-oculaires) , 17 à 25 supra-labiales, et 20 à 28
infra-labiales.
Le Boa constrictor ne présente pas de fossettes labiales
thermosensibles. Les yeux sont relativement petits et
bicolores. La pupille est verticale. La tête est barrée
longitudinalement sur chaque côté par une raie brune qui
part de la nuque, coupe l’œil en son milieu, pour se
terminer avant les narines. Le dessous de cette raie est
généralement couleur crème, voire blanc, alors que le
reste de la tête est brun clair à gris, avec une ligne
brune ou grise qui traverse le dessus de la tête, en son
milieu.
La langue bifide est régulièrement sortie et exécute des
mouvements rapides (l’inverse est un signe de mauvaise
santé) afin de capter les odeurs environnantes.
Le corps
Il est long, massif et très musclé. Les tâches qui le
recouvrent permettent de différencier les sous-espèces,
bien que, dans certains cas, elles ne permettent pas
seules de déterminer l’origine d’un sujet.
Elles sont brunes le plus souvent, en forme de selle ou
de « chauve-souris » s’élargissant à mesure que l’on
s’approche de la queue, et présentes sur tout le dos. Les
flancs sont recouverts de losanges en leur milieu et de
triangles (acollés aux selles dorsales) plus ou moins
marqués, et de même couleur. Entre ces motifs
caractéristiques, on retrouve une multitude de petites
tâches, de mouchetures, plus ou moins marquées selon la
sous-espèce, la localité et les individus.
A mi-corps, on dénombre 55 à 91 écailles. La face
ventrale comporte 225 à 288 écailles.
la queue
Elle est plus longue chez le mâle et comporte en moyenne
60 écailles rétro-cloacales contre 50 pour la femelle,
chez Boa constrictor imperator. Les limites, plutôt
floues et anciennes sont fixées à 45-69 écailles
caudales.
Elle est préhensile, vu les mœurs arboricoles des boas
(juvéniles et jeunes adultes essentiellement).
La couleur et la longueur varient également en fonction
de la sous-espèce. Les taches qui la recouvrent sont le
plus souvent rouge vif chez Boa constrictor constrictor,
alors qu’elles sont orangées chez Boa constrictor
imperator (surtout chez Boa constrictor imperator
colombien), noires chez Boa constrictor longicauda.
Le squelette
Selon la sous-espèce, le squelette comporte de 350 à 430
vertèbres. On observe la présence d’ergots péri-cloacaux,
vestiges des membres inférieurs. Ces ergots sont en
général plus longs et pointus chez le mâle, ceux de la
femelle étant émoussés et parfois difficilement
observables.
Le crâne est très mobile et se désarticule facilement
pour faciliter le passage des proies. Les dents sont
nombreuses et recourbées vers l’arrière.
Description par
sous-espèce et localité :
Les illustrations suivantes sont inspirées de
photographies tirées de divers sites spécialisés. Elles
ont été réalisées avec le plus grand soin afin d’être les
plus fidèles possible aux originaux. Cependant, elles ne
constituent pas des vérités absolues et, chaque sujet
d’observation étant unique, il est possible que certains
sujets des sous-espèces et localités décrites ci-dessous
soient très différents d’autres, visibles ailleurs.
La localisation précise sur carte fera l’objet d’un
chapitre spécifique.
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR
C’est une des plus grandes sous-espèces de boas. Ses
représentants sont aussi les plus vivement colorés. On
compte 234 à 243 écailles ventrales d’après Boulenger (1)
(234 à 250 pour Stull (2)) et 49 à 60 écailles caudales
(1) ou 49 à 62 (2).
De 15 à 20 taches dorsales sont observables d’après
Boulenger, 1893. Elles ont la forme de selles plus ou
moins étroites ou de chauve-souris.

BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR PERUVIEN
C’est l’un des plus grands boas. Il peut atteindre 4
mètres. Il est très apprécié pour ses couleurs très
contrastées. Son tempérament est assez particulier. En
effet, il peut être très calme ou au contraire ingérable.
Des spécimens sont décrits avec un nombre d'écailles
caudales moins important que les autres localités.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR VENEZUELIEN
Le Venezuela recèle de nombreuses variations de Boa
constrictor mais la loi vénézuélienne interdit
strictement leur exportation. Les boas vénézuéliens sont
donc rares sur le marché. Cette variation possède des
selles dorsales noir de jais. Il n’est pas très grand
pour du BCC, atteignant environ 2 mètres adulte.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR SURINAM/GUYANA
Longtemps considérées comme deux localités distinctes, on
sait désormais qu’elles sont en fait identiques. La queue
est bien souvent rouge cerise, ce qui les rend
particulièrement attractifs. La longueur moyenne se situe
aux environs de 2m50, mais des spécimens de plus de 3 m
sont loin d’être rares.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR SURINAM/GUYANA (localité Pokigron)
Cette variété se trouve dans une région très étroite,
entre le lac Brokopondo et le fleuve Suriname. Elle est
plus claire que le suri’ classique et présente même
parfois des taches oranges la rendant unique.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR COLOMBIEN
Les BCC de la région de Leticia sont très semblables aux
BCC péruviens de la région voisine d’Iquitos et
atteignent la même taille. Ces boas occupent la partie
sud et est de la Colombie, se partageant le pays avec BC
imperator.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR TRINIDAD
Cette variété atteint une très grande taille et montre
une croissance très rapide. Elle n’est presque pas
maintenue en captivité.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
CONSTRICTOR BRESILIEN
Le Brésil restreint sérieusement ses exportations de
boas. Les BCC que l’on trouve sur le marché sous
l’appellation « BCC brésilien » ont donc toutes les
chances de ne pas en être. Ces boas ont 17 à 20 taches de
la tête au cloaque. A l’âge adulte, ce boa mesure en
moyenne 2m50.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR
Ses représentants sont parmi les plus petits de tous les
boas. Aucun de dépasse les deux mètres de longueur
moyenne hormis le colombien qui lui, peut atteindre de
très grandes tailles. Les sujets de 2m50 voire plus de
trois mètres ne sont pas rares.
La croissance est plus rapide que chez la plupart des BCC
et un beau BCI colombien atteindra les deux mètres
cinquante en cinq ans, ce qui n’est pas négligeable.
L’aspect général peut paraître moins harmonieux que chez
le BCC et les couleurs moins contrastées. En effet, le
fond est le plus souvent moucheté et les selles dorsales
qui, contrairement au BCC n’ont presque jamais la forme
de chauve-souris, sont au nombre de 26 en moyenne (22 à
30) de la tête au cloaque.La queue n’est jamais rouge,
tout au plus orange chez la variété colombienne.
On compte 225 à 252 écailles ventrales d’après Boulenger
(235 à 253 pour Stull) et 47 à 65 écailles caudales
(Boulenger) ou 47 à 69 (Stull).


BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR COLOMBIEN
C’est le plus imposant de tous les imperators. Les sujets
les plus typiques présentent un dos brun plus ou moins
clair parsemé de taches en forme de selle à cheval qui
peuvent parfois se rejoindre mais qui le plus souvent
sont séparées. La queue est de couleur orangée.
Mais la plus grande partie des représentants de cette
localité ne sont pas aussi typés, aussi on peut
rencontrer des spécimens très foncés avec une queue brun
clair. La taille non plus n’est pas toujours un critère
absolu de reconnaissance car celle-ci est très variable
d’un sujet à l’autre. Certains BCI colombiens ne
dépasseront jamais le mètre 80 à l’âge adulte et je
possède moi-même un mâle de bientôt quatre ans qui mesure
1m40.
Ce BCI occupe la partie nord-ouest de la Colombie et ne
côtoie le BCC colombien qu’au centre du pays. Les sujets
situé le plus au nord semblent être ceux qui ont la queue
la plus colorée, les spécimens rencontrés au sud de
l’aire de répartition auraient au contraire une queue
plus brune, mais ce sont des observations réalisées sur
trop peu de spécimens pour que l’on puisse en faire une
vérité absolue.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR EQUATEUR
C’est un boa de taille moyenne à petite car il atteint
rarement les deux mètres. Doté d’un tempérament calme,
c’est une variété unique d’un point de vue
motifs/couleurs. Le pattern ne ressemble à aucun autre.
Il est très clair et peu contrasté, à la limite, un peu
fade. C’est aussi la localité située le plus au sud.
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR COSTA RICA
Il est lui aussi assez petit (1m80 environ) mais il est
très joli. Les selles dorsales sont partiellement
roux/saumon, ce qui confère à l’animal un aspect très
agréable.

Photo Credit : H+E Stöckl -
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BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR NICARAGUA
Les tâches dorsales se rejoignent le plus souvent et sont
très nombreuses, rappelant un peu les spécimens
mexicains. La queue est assez colorée (orange) mais
beaucoup moins que chez le colombien.
Il ne dépasse jamais 2m. D’après Hermann Stöckl, si un
spécimen dépasse cette taille, il est forcément hybridé.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR NICARAGUA (Corn island)
Cette variété occupe les « corn islands » constituées de
deux îles distantes de 18 Km. Le boa de corn island vit
sur l’île « del Maiz ». Il est très petit, de l’ordre de
1m50 à l’âge adulte et a la capacité de changer de
couleur de façon très spectaculaire. Le plus souvent les
flancs et le ventre sont rouges. Bien qu’il soit
originaire d’une île très isolée, les variantes de
couleurs sont très nombreuses.
Très peu de spécimens sont maintenus en Europe.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR HONDURAS
Le Honduras héberge trois variétés d’imperators. La
première est sombre avec les flancs rouges. Il est lui
aussi très petit et ne dépasse pas 1m50.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR HONDURAS (île de Bahia)
Il fait exception parmi les boas d’Amérique centrale car
sa taille peut approcher les 2m40. Ces imperators se
trouvent sur Roátan, la plus grande des îles de Bahia, au
large de la côte du Honduras.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR HOGG ISLAND
Il semble qu’il ait disparu à l’état sauvage, c’est
pourquoi il est important d’encourager sa reproduction en
captivité. Les premiers sujets importés étaient petits
(1m40 – 1m50) mais ce nanisme était en partie dû aux
proies de petite taille qui constituaient leur ordinaire
sur leur île. Les sujets captifs mesurent en général un
peu plus : 1m70 voire même jusqu’à près de 2m.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR (crawl
cay)
Cette variation rare de BCI est elle aussi petite (1.80
maximum). Malgré sa taille modeste, le corps est très
musculeux et il est difficile de lui faire prendre du
surpoids. La couleur est très changeante chez un même
spécimen et un serpent clair peut devenir foncé en
quelques minutes.
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR (caulker
cay)
Ils sont de très petite taille. Généralement, ils
n’atteignent pas 1m50. Ils sont plus arboricoles que les
autres BCI afin d’échapper aux crabes qui sont parfois
assez gros pour les attaquer.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR MEXICAIN (Vera cruz)
Ces boas mexicains, plus petits que ceux qu’on rencontre
plus au sud, ont également un plus mauvais caractère.

Photo Credit : H+E Stöckl -
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BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR MEXICAIN (Cancun)
On compte 24 à 31 selles dorsales. C’est valable aussi
pour les autres boas mexicains. Il vit à la pointe est du
Mexique, à quelques kilomètres à l’ouest de la Havane.

Photo Credit : H+E Stöckl -
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BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR MEXICAIN (Sonora)
Dans la région du désert du Sonora, on trouve une
variation très sombre. C’est avec le boa suivant, celui
qu’on rencontre le plus au nord de l’aire de répartition.
BOA CONSTRICTOR
IMPERATOR MEXICAIN (Tarahumara)
Ce boa vit dans le nord du Chihuahua, au sommet de hauts
plateaux bordés de canyons profonds. Il mesure 1m50
environ.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
AUTRES
SOUS-ESPECES :

BOA CONSTRICTOR
LONGICAUDA
C’est un magnifique boa noir et crème qui ne prend ses
couleurs définitives qu’au bout de deux ou trois ans. Sa
queue est plus longue que chez les autres sous-espèces,
d’où son nom.
Il est très peu répandu et se cantonne dans la région de
Tombes, au nord-Pérou. Il mesure plus de deux mètres.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
AMARALI BRESILIEN
C’est un boa au pattern caractéristique et à la queue
courte (short tail boa), les marques dorsales –22 ou
plus- ont typiquement la forme de chauve-souris. On
compte de 226 à 237 écailles ventrales et 43 à 52
écailles caudales. Il est présent au sud du brésil et en
Bolivie.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
ORTONII
A l’origine, Boa c. ortonii vit dans des régions boisées
sèches, mais en raison de la déforestation, il a migré
dans des régions montagneuses comme Cajamarca. En hiver
il supporte des températures très basses (de l’ordre de
17°C le jour et 8°C la nuit). Il est désormais en danger
d'extinction. Pour ne rien arranger, sur certains
secteurs il entre en concurrence alimentaire avec
Epicrates cenchria ssp. En plus des proies habituelles
des boas, il peut également se nourrir de lézards et
d’iguanes. On compte 248 à 252 écailles ventrales et 46 à
59 écailles caudales.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
SABOGAE
Il est naturellement hypomélanique. Il mesure moins de
2m.
Barbour (1906) décrit 242 à 247 écailles ventrales et 49
à 70 caudales contre 241 à 245 ventrales et 68 caudales
pour Stull (1932).

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
OROPHIAS
Appelé aussi boa de Sainte Lucie (St. Lucia boa) du nom
de l’île d’où il provient. Il mesure plus de 3 mètres et
a très mauvais caractère. Boulenger (1893) a décrit
l’espèce avec 258 à 275 écailles ventrales (Lazell –1964-
en dénombre 270 à 288) et 55 à 69 écailles caudales. Il
décrit également 25 à 30 taches dorsales «
subrectangulaires » contre 27 à 31 pour Lazell.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
OCCIDENTALIS
Le BCO est un animal magnifique au caractère difficile
mais qui a tendance à se calmer en vieillissant. Il est
plus actif que les autres boas. Dans sa contrée
d’origine, il est gravement menacé d’extinction en raison
de la destruction de son habitat (la forêt argentine).
Les taches dorsales sont très peu marquées et très
irrégulières car tout le corps est recouvert d'une sorte
de "lichen" gris-noir conférant à l'animal un aspect tout
à fait unique. La face ventrale est noire, elle aussi.
On dénombre, comme chez l'impérator, 22 taches dorsales
ou plus.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
SOUS-ESPECES NON
RECONNUES :

BOA CONSTRICTOR
MELANOGASTER
Les taxonomistes ne reconnaissent pas le melanogaster
comme une sous-espèces de Boa constrictor car il ne
serait en fait qu’un Boa constrictor constrictor
hypermélanique. Il se caractérise en effet par des
couleurs très sombres et la face ventrale noire.
Il a toutefois été décrit et on dénombre (dénombrerait ?)
237 à 252 écailles ventrales et 45 à 54 caudales.
Le nombre de taches dorsales est compris entre 20 et 21,
ce qui cofirme la thèse d'un Boa constrictor constrictor
hypermélanique.

Photo Credit : H+E Stöckl -
www.boa-constrictors.com
BOA CONSTRICTOR
NEBULOSA
Ce boa est rare. Il mesure plus de 3 mètres et semble
faire des oiseaux des proies de prédilection. Comme pour
le melanogaster, il a été décrit et l'on dénombre 258 à
273 écailles ventrales.
Les taches dorsales, quant à elles sont nombreuses (de 32
à 35), ce qui en ferait malgré tout une exception chez
les Boa constrictor. Mais il nous est impossible de tirer
des conclusions hâtives en l'absence de renseignements
plus précis.
REPARTITION
GEOGRAPHIQUE :

répartition géographique du
Boa constrictor imperator
Le Boa constrictor imperator est présent sur toute
l'Amérique centrale, du Mexique à l'Equateur. Il occupe
des régions variées, de la forêt tropicale humide
jusqu'au désert du Sonora.
Il est présent partout en quantités relativement
importantes bien que certaines localités soient très
fragiles, comme le crawl cay ou le Caulker cay. Le BCI a,
en revanche, disparu de l'île de Hog (Hog island boa).

répartition géographique du
Boa constrictor constrictor
Le Boa constrictor constrictor est
celui qui occupe la plus grande aire. Celle-ci couvre
tout le Brésil jusqu'à 1000 Km environ du tropique du
capricorne, la moitié la plus continentale du Pérou, le
nord de la Bolivie, toute la Guyane française, le Surinam
et le Guyana dans leur totalité, ainsi que les moitiés
est du Vénézuéla et de la Colombie.
Les fleuves à grand gabarit offrent des barrières quasi
infranchissable qui ont permis à des populations ainsi
isolées d'évoluer différemment, comme les localités Belem
et Amapa au Brésil.
Partout où il vit, le BCC vit en forêt tropicale ou en
bordure de celle-ci.

répartition géographique du
Boa constrictor amarali
Le Boa constrictor amarali occupe la
même niche écologique que le BCC, mais plus au sud. En
effet, le nord de son aire de répartition coïncide avec
le sud de celle du Boa constrictor constrictor.
Elle est bloquée à l'ouest par la cordillière des Andes
naissantes et débute donc au sud-est de la Bolivie, se
prolongeant au nord du Paraguay et le sud du Brésil au
nord du tropique du capricorne.

répartition géographique du
Boa constrictor occidentalis
Le Boa constrictor occidentalis se fait
rare. La forêt argentine est rasée au profit de la
production de soja transgénique, ce qui a pour effet
"collatéral" la disparition du Boa de ces régions. Entre
1990 et 2000, l’Argentine a perdu en moyenne 150 000 ha
par. an, soit un taux de déforestation de 0,42%. Pour
noircir encore le tableau, il faut savoir que la forêt
paraguayenne connaît le même sort.

répartition géographique du
Boa constrictor ortonii
Le Boa constrictor ortonii est lui
aussi gravement menacé car il est, à la base, beaucoup
moins répandu, tout en connaissant les mêmes déboires.Il
vivait autrefois dans des régions boisées sèches
péruviennes, mais en raison de la déforestation, il a
migré dans des régions montagneuses reculées où il entre
en concurrence alimentaire avec Epicrates ssp .
Il occupe désormais une petite portion des vallées de la
cordillière des Andes (dans cordillière dite "blanche"),
dans la région de Cajamarca.

répartition géographique du
Boa constrictor orophias
Il ne se rencontre que sur l'île Sainte
Lucie, juste au sud de la Martinique. Elle est située
plus précisément au nord est du Vénézuéla et à l'extrême
est de la mer des caraïbes.
Le Boa constrictor longicauda occupe une petite région
aux alentours de Tumbes au nord du Pérou. Il partage son
aire de répartition avec Boa constrictor ortonii.
Certains taxonomistes pensent qu'ils feraient partie de
la même sous-espèce car leur description est quasiment
identique, notament le comptage des écailles. Bc
longicauda ne serait donc pour eux qu'une variation de
couleur de Bc ortonii.